La thérapie par régression hypnotique est une forme de thérapie très controversée qui repose sur le principe que tout ce qu'une personne a vécu est enregistré et conservé dans son esprit. Je n'aborderai pas la thérapie par régression dans les vies antérieures dans cet article, car je la considère au même titre que les phénomènes extraterrestres comme les OVNI et les enlèvements par des extraterrestres ; mais n'hésitez pas à commenter si vous n'êtes pas d'accord : cet espace est ouvert à tous pour exprimer leurs opinions et croyances.

Tout ce que nous vivons est lié à une émotion, positive ou négative. Plus l'émotion est forte, plus elle nous affecte. L'amour et la peur sont deux émotions fondamentales. L'amour a toujours un impact positif sur nous. La peur est à la base des émotions négatives telles que la colère, la culpabilité, la honte, le ressentiment et la haine.

On pense que les émotions et certains traits de personnalité sont présents dès la naissance et qu'ils sont revécus et renforcés au fil de l'âge adulte. Les expériences traumatisantes vécues pendant l'enfance peuvent engendrer des émotions négatives persistantes qui s'impriment dans le cerveau. La thérapie de régression repose sur l'idée que ces émotions négatives sont responsables de divers maux physiques. Ainsi, si ces émotions négatives sont revécues grâce à l'hypnose régressive, elles peuvent être transformées en émotions plus positives, permettant ainsi de guérir tous ces maux physiques ou psychologiques.

Voici comment, selon eux, fonctionne la thérapie de régression. Ce processus, réalisé sous hypnose, consiste d'abord à identifier l'origine du traumatisme, puis l'émotion qui y est liée. L'étape suivante consiste à déterminer l'origine de cette émotion (la toute première fois où elle a été associée au traumatisme). Une fois l'origine de l'émotion identifiée, la personne est invitée à revivre l'expérience. Mais cette fois-ci, on lui conseille de prendre conscience qu'elle a eu le choix, à un instant précis, d'y réagir positivement, négativement ou indifféremment. Le patient est ensuite guidé pour reconstruire l'expérience avec une émotion positive. Lorsque l'empreinte émotionnelle négative initiale est modifiée, toutes les expériences ultérieures qui y sont liées doivent être réévaluées et reconstruites. Pour ce faire, on utilise l'imagination afin de créer une réalité différente autour de l'expérience, au niveau subconscient.

Ouf ! C'est un sacré défi ! À mon avis, si l'hypnothérapie permettait réellement de reprogrammer l'intégralité de nos liens émotionnels, et si nous avions toute une vie pour y parvenir, nous pourrions théoriquement programmer des robots humains si nous le souhaitions. La thérapie de régression est très controversée et son succès ne repose que sur des témoignages anecdotiques.

Il est indéniable que certaines personnes sont hypnotisables. Je suis hypnothérapeute certifié et j'ai animé de nombreux ateliers de sevrage tabagique et de perte de poids. L'hypnose est bénéfique pour certaines personnes, moins pour d'autres. Elle n'a rien de farfelu ; c'est simplement une méthode utilisée par le thérapeute pour induire chez le patient un état de relaxation profonde et de grande réceptivité. Elle s'avère particulièrement efficace lors d'accouchements ou d'interventions médicales douloureuses. Cependant, même dans cet état de réceptivité, les limites que nous nous imposons mutuellement restent intactes. Autrement dit, il est impossible de contraindre une personne hypnotisée à agir contre ses principes ou ses limites personnelles. Toute autre affirmation relève de la pure supercherie.

Pour qu'un patient accepte d'être hypnotisé, il doit avoir une confiance absolue en son thérapeute et être disposé à se laisser influencer par la suggestion. Il doit être absolument certain que le thérapeute ne lui fera aucun mal, ne le contraindra à rien faire contre son gré ni ne lui demandera de révéler des informations personnelles qu'il ne divulguerait pas autrement. Or, cela ne correspond pas à la personnalité d'une personne souffrant d'addiction sexuelle. Ces personnes ne font confiance à personne et ont des secrets qu'elles doivent protéger. Je ne vois donc pas comment une personne souffrant d'addiction sexuelle pourrait se permettre ce type de vulnérabilité. Personnellement, je ne pense pas que la plupart des personnes souffrant d'addiction sexuelle soient hypnotisables ; par conséquent, la thérapie de régression ne serait pas bénéfique, même si elle était capable de réaliser tout ce qu'elle prétend.

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